Chanac et sa Tour

Le vieux est situé sur un éperon rocheux dominant la vallée du Lot. Le village est situé à 650 m d’altitude. La commune s’étend sur le causse de Sauveterre avoisinant les 1000 d’altitude.

Le village de Chanac se signale par cette imposante Tour, qui campe fièrement sur son rocher. Ce donjon, est un vestige d’une forteresse du château féodal, ancienne résidence d’été des évêques de Mende et aménagé en château de « plaisance ».

Les études indiquent que cette tour aurait été construite par Guillaume IV de Peyre (évêque batailleur). Il aurait rattaché de donjon à son domaine épiscopal vers 1220. D’autres historiens avancent l’idée que Béranger IV, roi d’Aragon, aurait commencé la constructon entre 1194 et 1213. Les périodes de guerres de religions et des Albigieois ont été favorables à Guillaume IV. En 1307, l’Evêque et le Roi signent l’acte de paréage. L’évêché, qui rend justice et frappe la monnaie, obtient les pleins pouvoirs spirituels et temporels royaux. On ne parle plus d’évêque mais de Comtes de Gévaudan, ils le resteront jusqu’à la Révolution. Le village de Chanac devient résidence d’été des Evêques durant les 17ème et 18ème siècles. Après 115 années de restaurations, décorations, embellissements (entre 1629 et1 707, Chanac est devenu le lieu du Pouvoir des évêques rimant avec grandeur, luxe et confort. Un inventaire de 1767, nous apprend que le château comptait 18 appartements et gardes-robes, , 37 lits, jeux en ivoire..Les caves contenait 60 hectolitres de vins…

Mais la révolution est passée par là. En 1789,  Chanac et la Lozère (le Gévaudan) vont connaître des massacres et combats sanglants. L’évêque Jean Arnaud de Castellane fut victime des septembrisseurs (massacres sommaires pendant 3 jours à Paris et en Province). Le 2 Juin 1793, eut lieu une bataille qui opposa monarchistes et révolutionnaires. Les flammes ravagèrent tou ou presque. Furent sauvés le maître-autel (classé au titre des Monuments Historiques) et déplacé à l’Eglise St Jean Baptiste de Chanac, deux parements de cheminée (dont un transféré au château de La Beaume) et enfin un tableau.

C’est en 1840 que les ruines du château furent vendues pour la somme de 650 francs, comme bien nationale. Ces ruines sont rattachées à la municipalité de Chanac en 1988.

Le donjon est alors classé Monument Historique.

Autour de ce donjon ( certainement surmonté de mâchicoulis ou d’un hourd de bois) , nous pouvons repéré les restes d’une tour ronde et une courtine qui composaient une première enceinte. La deuxième enceinte est représentée par la place du Plô. Sur cette place, qui a gardé sa tour de l’Horloge (3.60m de côté et 20m de haut), se tient un marché tous les jeudis. Notons également, les présences de la Tour Ronde ou Pourtalou et de la tour Reversat (auberge).

En regagnant le bas du village, vous pourrez vous arrêter à l’église de Chanac, édifiée en 1260. La nef ( de trois travées) est voputée en berceau brisé. Les nefs latérales sont en berceau. L’abside est à 5 pan en cul-de-four et dotée d’arcades romanes. 8 chapelles (dont 6 d’inspiration gothique) sont présentes. Le maître-autel date du 18ème siècle.

Dans la grand rue, attardez vous sur la porte Louis XIV, qui date de 1685. Elle est ornée de rosaces et de fleurs sculptées au dessus du linteau. Le heurtoir composé de 2 tête de chien, est en bronze.

Prolongez le plaisir, en visitant le Villard, charmant petit village doté d’une forteresse épiscolpale du Moyen-Age. Cette forteresse n’a gardée que le bâtiment des Gardes. L’ensemble a été rénové entre 1984 et 1985.  L’église possède une abside à 5 pans. Un imposant escalier permet d’accéder au clocher. L’esplanade jouit d’un très beau point de vue sur la vallée du Lot.

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