Cathédrale de Mende

Cathédrale de Mende :

Le Pape Urbain V décide, avec Pierre Morel (maître d’oeuvre), en 1368, de lancer la construction de la Cathédrale Notre Dame. Le chantier de la nef se déroulera de 1369 à 1370. Celui de l’abside, durera plusieurs années entre 1452 et1467 ( Pont Gaspar et Jean Durand furent les maître perriers). L’abside est entourée d’un déambulatoire. Il n’y a point de transept mais deux chapelles à la forme d’un pentagone qui se trouvent de part et d’autre. Ce n’est qu’au XVIème siècle ( 1508-1516) que François de la Rovère ( neveu du pape JulesII) fait élever ce grand clocher (84m) dans un remarquable site flamboyant. Les chanoines font élever le petit.L’architecte du moment s’appelle Anotine Maurin. Trois baies superposées sont disposées en ogive. Une première galerie au niveau de la nef rappelle la Renaissance avec ses colonnades. La deuxième galerie à deux baies en plein cintre et ce sur chacune des quatre faces. Enfin, la troisième, est le piedestal carré. De cet endroit, s’érige la flèche octogonale aux fleurons. Elle culmine à 84 mètres et elle est soutenue par huit contreforts. 65 mètres est la hauteur de l’autre clocher.

Le clocher était doté d’une énorme cloche, appelée la « Non Pareille ». On doit la présence de cette célèbre cloche à l’évêque François. Ses dimensions étaient hallucinants (2.75m de haut, 3.25m à la bouche). Son poids était de 460 quintaux. Fondue par Merle, il n’en reste que son battant, situé au fond de la cathédrale, non loin de la porte du grand clocher. En effet, le chef huguenot Mathieu Merle investit la ville, et, une partie de la population qui s’était réfugiée dans la cathédrale est massacrée. La fonte de la « Non Pareille » a servi pour faire des canons. Deux ans plus tard, en 1581 il fit détruit la cathédrale épargnant les cochers Il fallu remonter l’édifice en sacrifiant certains aspects entre 1599 et 1605. Puis dès 1606, l’archtitecte Léneville fit refaire la rosace.  La cathédrale sera ensuite enrichie de tapisserie d’Aubusson, huit au total (1706) représentant des scènes du nouveau testament. Les vitraux datent de 1931 et mettent en valeur la rosace. Entre 1896 et 1905, selon les plans d’Ewald, le grand porche fut élevé à la place d’une maisonnette. Il s’agissait de la demeure du sacristain et qui abritait également, la soufflerie de l’orgue. On peut y trouver une vierge noire, aux lignes byzantines, en olivier datant du Xième siècle, qui tend ses bras mutilés. Sa tête et son cou sont d’un noir profond. Son visage est marqué, et semble crystaliser toute les misères. Ayant résistée aux multiples destructions de la cathédrale, la vierge noire est désormais protégée par un cube en verre. Les stalles du chœur furent sculptées par Blaise Mercier (mendois) et aidé par les menuisiers Pascal et Abounenc. Les reliefs de ces stalles sont très expressifs et évocateurs. Les boiseries de l’ancien jubé, déplacées à la chapelle des fonts baptismaux font revivre des scènes bibliques (Noé et son arche, la femme de Putiphar essayant de retenir Joseph candide). La chaire est en noyer sculpté. On retrouve les dentelures du grand clocher sur son abat-voix. Enfin, la sonorité exceptionnelle des Orgues n’est plus à prouver. Ils viennent de Marseille et sont l’œuvre des frères Eustache (1653). La cathédrale est classé site historique depuis 1906.

Cathédrale Notre-Dame à Mende

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