Barjac

Barjac est un village de 647 habitants,  situé au confluent du Lot et de la Ginèze, entre Mende et Chanac pied du causse de Changefège. Le village, desservi par la RN88, est dominé au sud par la causse de Sauveterre.

L’église Saint-Privat consacrée en 1324 (selon l’inscription gravée sur le portail), possède une abside  semi-circulaire à 5 pans à l’extérieur. Dans le prolongement on trouve une travée de chœur qui fait 8 m de long sur 6 m de large. Admirez aussi, la triple travée de la nef, voûtées en berceau brisé. A l’intérieur, 4 chapelles (deux au nord, deux au sud) s’ouvrent sur cette nef. Au nord-ouest, la chapelle des fonts baptismaux, abrite une statue de St-Véran ( évêque de Cavaillon, connu pour ses célèbres miracles, est originaire de Barjac et mort à Arles en 590). La première église de Barjac portait son nom et était située à 500 mètres du village. L’histoire dit aussi que la source voisine de St-Véran guérissait les enfants de la teigne. En effet, il fallait laver le mal avec un linge trempé dans son eau que l’on abandonnait. Le mal se transférait alors sur les buissons alentours. Sous sa flèche hexagonale, le clocher carré est trapu.

A l’intérieur de l’église, on peut observer la fameuse mosaïque. Les tesselles ( carrés) bleues, rouges et or représentent des thèmes symboliques. Le cerf aspire à l’eau des fontaines (… Il dit à l’âme, selon saint Bernard : « Mets tes délices dans le Seigneur et il t’exaucera », « Attends le Seigneur et garde ses sentiers ». « S’il tarde, attends toujours, car il viendra sûrement et bientôt » ; il montre l’âme au Seigneur : « Comme le cerf soupire à l’eau des fontaines, ainsi cette âme aspire auprès vous, ô Dieu ! »..), le poisson lié au nom du Christ ( ce symbole est celui du Nom du Christ ( saint Jean 3,16-21 ), il symbolise le Christ lui-même et il est le signe de la Résurrection ( saint Jean, 20 ). L’eau symbolise l’eau du baptême et de tous les chrétiens baptisés dans la piscina ou le baptistère. Symbole de la Vie dans l’Ancien et le Nouveau Testament, et donc des vivants; Stèle de Licinia, poisson des vivants Ichtus zwntwn), et le triangle évoquant le Dieu en trois personnes (la Trinité). La Sainte Trinité est un mystère qui est hors de la compréhension des hommes. Le fait que Dieu soit trois personnes mais aussi que les relations entre ces trois personnes ne peuvent être assimilés par l’intelligence humaine…

Barjac abrite le château de la Vigne qui date du 17ème siècle et actuelle propriété de la famille Saboulin-Bollena. Il est inscrit depuis 1993 à l’inventaire des monuments historiques. Notons la présence d’un manse de la Vigne en 1331.

- Sur arrêt du Parlement de Toulouse en 1656 en représailles contre les Seigneurs coupables de banditisme, un premier château fut détruit. Puis le monument a été rebâti au cours du XVII siècle (1677, date inscrite sur le linteau de la cheminée de la cuisine). Présent dans la chapelle voûtée en berceau, on distingue des vestiges de fresque du XVII siècle.Au XIX siècle, le château fut agrandi et son parc dessiné. (Château à vendre contact : château.la.vigne@gmail.com)

Château de la Vigne Barjac

Château de la Vigne Barjac

Château de la Vigne à Barjac

Château de la Vigne à Barjac

Sur la route allant à Chabrits, il est possible d’apercevoir quelques restes de la Mine de Baryte. Au hameau des Cayres, l’exploitation du « barytine » remonte à 1907 jusqu’en 1950. La mine employait une cinquantaine de personnes. La barytine est une espèce minérale composée de sulfate de baryum. Elle est utilisée aujourd’hui en médecine, pigments, industrie pétrolière et pierres fines (gemme).  A l’époque, la baryte était triée, lavée, séchée puis transportée grâce aux chars à bœufs jusqu’aux moulins. Trois moulins tournaient 24h/24h. Ces meules réduisaient cette matière première sous forme de poudre. Cette dernière servait donc à la fabrique d’explosifs, de peintures et dans le papier. Le plus gros moulin était celui des Cayres, on y produisait 150 000 tonnes de poudre. La mine enregistra de lourdes pertes humaines en raison de l’augmentation de fluorine et connu de dangereuses infiltrations d’eau. Elle ferma en 1950.

Cette entrée a été publiée dans Vallée du Lot. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.