Sainte Enimie

Source de la Burle

Sainte Enimie :

Ce village est l’un des plus beaux de France. Il est implanté au cœur des Gorges du Tarn à 470 mètres d’altitude. Le village est très touristique l’été et très calme l’hiver.

Son origine tient d’un monastère d’hommes, construit au 6ème siècle, au bord du Tarn, dominant la fontaine de la Burle. Ce monastère fut bâti par l’évêque Saint-Ilère. Mais la notoriété du village tient d’Enimie, princesse mérovingienne, sainte moniale, qui aurait été guérie de la lèpre par les eaux de la source de la Burle que l’on peut visiter.

Sainte-Enimie

Sainte-Enimie

La légende de Sainte-Enimie: Enimie était une très jolie princesse qui attirait les convoitises de beaucoup de prétendants. Mais Enimie consacré son temps aux pauvres et la belle vouait sa vie à Dieu. Or, le roi, son père lui avait trouvé un mari riche. Mais Enimie ne pouvait pas désobéir à ses parents. Alors elle demanda au Seigneur, la veille des noces, de l’enlaidir pour dégouter son futur époux et de la garder tout à lui (seigneur). Son corps fut immédiatement enlaidi et frappé de la lèpre jusqu’à ce qu’Enimie soit défigurée. Les médecins étaient impuissants et aucun médicaments ne vint au bout du mal. Désespoir de la famille royale et de la cour. La souffrance de la princesse était trop intense et insupportable. Alors Enimie pria qu’on allège ses douleurs. C’est alors qu’un ange fut envoyé et invita la lépreuse à se rendre en Gévaudan pour se baigner dans une claire fontaine., la fontaine de la Burle. Accompagnée des Seigneurs et de dames, elle commença un voyage long et fatiguant. Le cortège arrive et descend dans la vallée profonde au milieu des éboulis de rochers. La source de la Burle est découverte. Enimie ôte ses habits et se baigne à trois reprises et faisant un signe de croix. Le miracle eut lieu et sa chair devint « belle, saine et pure ». Le cortège pu regagner ses pénates et s’en retourna au château, joyeux. Mais une fois arrivée sur le causse, Enimie redevient lépreuse. Demi-tour, avec au programme, baignade dans la Burle et guérison.  Deuxième tentative de départ et scénario identique. Il y eut même une troisième tentative en vain. Alors Enimie compris que Dieu voulait la garder ici, dans ces gorges. Elle s’installa dans une grotte où coule une source invitant ceux de sa suite vivre en aval. La sainte fait des miracles et l’on vient de tout horizon la solliciter. Enimie fit bâtir un couvent de religieuses mais un grand serpent ( le diable) vint démolir l’édifice jour et nuit. Saint-Ilère vaincra ce dragon en frappant le grand Drac et le précipite dans le Tarn où les rochers finirent de l’achever. Roque-Sourde, (blocs de plusieurs centaines de tonnes) est toujours présent. Roque-Aiguille qui se dresse 80 mètre plus haut, semble hésiter à achever le travail. Plus de danger, Enimie continue et termine son projet de moustier et évangélise cette région. Elle finit par vivre en solitaire dans la montagne. La légende de Sainte-Enimie est imprégnée d’une forte couleur de la région.

On peut flâner dans les vieilles rues pavées de Ste Enimie. Ces petites maisons anciennes et ces placettes vous font voyager dans le temps passé. Vous découvrirez ainsi, les maisons anciennes et les places restaurées qui ont redonné à Ste Enimie son caractère médiéval.

L’église paroissiale Notre-Dame-du-Gourg: De style roman et érigée en dehors du Monastère, l’église date du 14ème siècle.Elle a été superbement restaurée. L’édifice possède un chœur voûté en plein cintre avec une abside à 7 pans ornée d’arcades. L’abside du chœur est en cul-de-four avec ses trois meurtrières. Le dallage a été construit avec les pierres locales. Il y a 5 chapelles dont une récente. Vous remarquerez une petite marque sur le bénitier indiquant le niveau du Tran lors de la crue mémorable de1900. A l’intérieur, on peut voir plusieurs statues dont sainte Anne construite en pierre peinte et dorée et qui tient sur son genou la Vierge portant Jésus. Contre sa poitrine, Anne serre un nid d’oiseaux. Sa fille présente à Jésus l’un des oisillons. De beaux joyeux se trouvent à l’intérieur comme cette piéta en pierre, très colorée du 15ème et cette Vierge à l’Enfant brillant de tous ses ors. N’oublions pas ecce homo (voici l’homme) et triptyque en céramique illustrant la vie de la Sainte. Quelle simplicité et quelle beauté!

L’Ermitage: Situé à flanc de colline, dans un virage en regagnant le Sauveterre, voici l’Ermitage. Cette Chapelle plutôt moderne abrite la grotte où sainte Enimie se serait retirée pour vivre en ermite. Ce lieu fut à l’origine une simple grotte dans le rocher, transformée ensuite en chapelle. Les débuts de la construction remontent au 10ème siècle Des travaux d’agrandissement datent du 15ème. On peut voir un « lit de pierre » de la sainte ermite et une petite source qui guérissait la peau et les yeux. D’ici vous aurez un très beau panorama sur le village et les Gorges du Tarn.

Le monastère fortifié : Tout en haut du village, Sainte Enimie aurait donc fondé ce bâtiment à la fin du 6ème siècle, puis, abandonné jusqu’au 10ème siècle. En 951, l’évêque de Mende avec l’aide de l’abbé Dalmace ( abbaye bénédictine de Saint-Chaffre-en-Velay), souhaite rétablir cette ancienne splendeur en l’honneur de la mère de Dieu où reposent les restes de la bienheureuse Enimie. A cette époque-là, les seuls restes du monastère bénédictin sont la Salle Capitulaire romane, la Chapelle romane Sainte-Madeleine du 13ème, le donjon, la cave des moines. Les moines occupèrent les lieux jusqu’en 1793. Puis un incendie détruisit l’abbaye. En 1870, les restes de l’abbaye furent aménagées en établissement d’enseignement (actuellement un collège). Ce grand rectangle de 24 m de long, 6 m de large et 14 m de haut est voûté en berceau. Un escalier donne accès à une terrasse. La chapelle ancienne sainte -Madeleine prend appui au nord construite par Guillame de Cénaret en 1235.

Ce contenu a été publié dans Les Gorges du Tarn. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.