Quézac

Quézac:

Tout à côté d’Ispagnac, en passant sur un pont gothique du 14ème siècle à 5 arches qui enjambe le Tarn, accédez au village de Quézac. Ce pont fut construit par le pape Urbain V, natif de Grizac, pour permettre au pèlerins de rejoindre la sanctuaire de Quézac. Il fut détruit pouis reconstruit par l’évêque de Mende au 17ème siècle. Ce petit village possède une longue et étroite ruelle médiévale plein de charme, aux maisons anciennes.

Le village, situé à 520 mètres d’altitude,  compte 245 habitants et doit sa notoriété grâce à l’eau ( pétillante) de Quézac.

La vierge de Quézac: Un agriculteur aurait trouvé cette vierge au 11ème siècle alors qu’il cultivait son champs. (« Un laboureur creusant ses sillons fut intrigué par l’attitude de ses bœufs qui refusaient d’avancer. Délaissant son labour, il courut chercher de l’aide. Ils découvrirent, en fouillant la terre, une statue de Vierge à l’enfant en bois de noyer brillant. Elle fut portée à l’église paroissiale, mais le lendemain elle avait disparu et était revenue à l’endroit où elle avait été découverte. Et cela une deuxième fois. Les villageois comprirent que la vierge voulait être honorée en cet endroit et c’est ainsi que fut bâti en plein champ, le premier oratoire à Notre Dame de Quézac en 1052. »). Urbain V construisit une église collégiale en son honneur en 1502. La statue fut brulée par les protestants dirigés par Merle . Elle fut remplacée en 1502. Malgré les pillages et le vandalisme liées à la révolution, la Vierge est épargnée. Ce n’est pas le cas des ex-voto, cloches, maître-autel, boiseries et balustres des chapelles. La statue de la Madone est dissimulée par un enfant du pays nommé Méjean, un Quézacois. La statue regagne sa place dans l’église en 1801. Elle fut couronné en 1904. Ce lieu de pèlerinage est très fréquentée.

L’église de Quézac: Construit sur le lieu où l’on découvrit la vierge en 1050, s’ouvre par un porche carré imposant datant du 16ème siècle. A l’intérieur, vous remarquerez que les clefs de voûtes et les chapiteaux sont ornés des armes d’Urbain V. Le clocher est crénelé et surmonté d’une vierge.

La collégiale de 8 chanoines: Elle se situe à côté de l’église et fut crée par Urbain V en 1365. Elle possède des murs épais de 1.20m et fut ravagée par les huguenots à 3 reprises. Le bâtiment est la propirété des Ursulines. Une reliquaire en vermeil, qui contiendrait un cheveu de la Vierge, fit offerte par le pape Urbain V.

Usine de Quézac:Ce sont 200 000 bouteilles d’eau pétillante de Quézac qui sortent quotidiennement de l’Usine. Cette eau appartient au groupe Nestlé depuis 1992. A l’origine, les Celtes et les Gallo-Romains (une cippe ou pierre tombale, atteste de leur présence) l’utilisaient pour des thermes. Des rites autour de cette source existaient. Des vestiges de lieux de culte ont été retrouvés. En 1718, le docteur Blanquet met en avant dans son étude les propriétés chimiques et thérapeutiques de cette eau, qui « déboucherait les conduits urinaires et vasculaires ». Mais c’est en 1859  que le Docteur Commandré mena les premiers captages, après avoir été soigné du cholera à l’eau de Quézac. Propriétaire de la concession de la source,  c’est son fils David, qui pris le relais et fit construire une tourelle étanche autour des dix points d’émergence naturelle. Il commande les premières bouteilles aux bouchons de liège et baptise cette eau, la Diva ( Diva était le nom de la fée gardienne de la source). L’académie de Médecine reconnaît l’eau de Quézac en 1901 et Commandré obtient l’autorisation d’exploiter sur une période de 30 ans. La première guerre mondiale, la crise de 1929 n’ont pas favorisé l’exploitation. Après plusieurs tentatives infructueuses (1946, 1953, 1961), c’est finalement Vittel qui s’interesse concrètement à cette eau en 1994, en faisant réaliser un nouveau forage et en installant l’usine d’embouteillage à Molines (village voisin). L’usne emploie une cinquantaine de personnes et produit 73 millions de bouteilles par an. Il est possible de visiter l’Usine avec un guide.

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