Saint-Jean-du-Gard

La ville est considérée comme la « perle des Cévennes ». Elle est nichée entre les vallées Française et Borgne, sur la rive gauche du Gardon. C’est une petite commune de 2800 habitants. Située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alès, la ville fut pour la petite histoire que l’écrivain écossais R.L. Stevenson acheva son périple dans les Cévennes. Il écrivit même un livre « Voyage avec un âne dans les Cévennes ».

Toute la ville s’organise le long de la rue principale et au pied de la tour de l’Horloge, vestige d’un prieuré bénédictin du XIIe siècle.

D’ailleurs, l’histoire de Saint-Jean-du-Gard commence au XIIe siècle. La ville s’appelait à cette époque Saint-Jean-de-Gardonnenque.

Le protestantisme s’y développe rapidement dès le XVIe siècle et comme d’autres villes, Saint-Jean-du-Gard est le théâtre des guerres de religion et servira de base au duc de Rohan mais sera victime des dragonnades sous Louis XIV. Les révoltés protestants (les camisards) seront 5000 à s’opposer aux 35 000 dragons royaux après  la révocation de l’Edit de Nantes en 1683.

En 1703, le roi fera élever des fortifications de plus de 5 mètres de hauteur pour éviter toute communication entre les habitants et les camisards.

Le retour de la prospérité de la ville à partir du XIXe siècle avec l’élevage du ver à soie et à la culture du murier nourriture favorite du ver et ce, jusqu’au milieu du XXe siècle. La célèbre filature de la Maison rouge poursuivit son activité jusqu’à 1965.

Aujourd’hui la vie de la ville s’articule autour du tourisme.

Elle est sur la ligne de chemin de fer très prisée. Un train à vapeur y circule et permet de se rendre à la Bambouseraie et à Anduze.

Le château de Saint-Jean-du-Gard

Ce château remonte au moins au XIVe siècle ( des traces écrites remontent à 1314 d’une première restauration). Le château est marqué par les guerres de religion. Il est brûlé en 1560 par les troupes royales car les Saint Bonnet, la famille seigneuriale était protestante comme bon nombre de seigneurs cévennols. Le duc de Rohan, chef des réformés, fut accueilli à maintes fois dans ce château. Plus tard le temple du château fut détruit sous l’ordre du roi Louis XIV et servit

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