Alès

Avec 40 000 habitants, Alès est la deuxième ville du Gard, Elle est considérée comme la capitale des Cévennes. Le Gardon traverse cette ville qui bénéficie en moyenne de 275 jours de soleil par an.

Un peu d’histoire…

Durant l’Antiquité, Alès était un oppidum puis elle s’est développée avec le commerce. La présence est attestée par des fouilles sur la colline de l’Ermitage où l’on a découvert des vestiges d’habitat gaulois et une mosaïque du Ier siècle.

Durant le Moyen Age, la ville a bénéficié de l’essor de la voie Regordane qui reliait le Nord du pays au Languedoc au temps carolingien. En effet, la voie conduisait au port de Saint Gilles : une position idéale pour le commerce.

Au XVIIe siècle, Alès était située en terre protestante. Les Huguenots disposaient de la liberté de culte depuis l’Edit de Nantes mais les seigneurs protestants comme d’autres grands seigneurs catholiques d’ailleurs s’étaient révoltés et menaçaient l’unité du pays. Le roi Louis XIII et son ministre assiégèrent la ville qui tomba après neuf jours de siège. Les Huguenots se virent offrir la paix d’Alès par laquelle ils perdaient des places fortes mais conservaient leur liberté de culte. Le culte catholique fut également rétabli dans les régions d’influence protestante.

Le roi Louis XIII logea peut-être à l’auberge du coq hardi disparu aujourd’hui. On peut voir le blason au restaurant du coq hardi situé rue Mandajors.

Après cette période de paix, la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV a eu pour conséquence la révolte des Camisards. Alès fut transformée en évêché et un fort de type Vauban fut construit à l’emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d’y installer une garnison. Ce fort est toujours visible au milieu d’immeubles modernes.

L’aile, blason de Bérard de Montalet, seigneur du XVIIe siècle est devenu l’emblème de la ville.

Si, on se dirige vers le centre-ville plus historique, la cathédrale Saint Jean Baptiste se découvre. Son architecture a évolué au fil du temps. La façade est de style roman. Il y a aussi un porche de style gothique et la nef, elle, date du XVIIe siècle et le choeur du XVIIIe siècle!

Près de là se trouve l‘ancien évêché du XVIIIe siècle.

Plus loin au Nord Est, se trouve le château de Colombier construit à la même époque. Le cadre est agréable puisqu’il est situé dans un jardin public près d’un pigeonnier d’où le nom de la demeure. Le château a été transformé en musée. Ce dernier abrite de nombreuses collections d’art: une collection sur l’archéologie de la Préhistoire à l’Antiquité gallo-romaine et des oeuvres du XVIe au XXe siècle. Citons le Triptyque de la Trinité par Jean Bellegambe, des oeuvres de Van Loo, de Bassano, de Brueghel de Velours, de Masereel, de Maryodon, de Marinot,…

Autre monument du XVIIIe siècle, le château de Rochebelle qui fut la résidence des évêques d’Alès. Aujourd’hui, il se nomme le musée-bibliothèque du nom du donateur à  la ville d’Alès : Pierre-André Benoit. Ce dernier possédait de jolies collections dues à ses rencontres avec Claudel, Braque, Picasso, Miro. A voir!

Au début du XIXe siècle, Alès est une ville productrice de soie. Non de la soie synthétique mais à partir des vers à soie. Il y avait une quarantaine de filatures et de nombreuses plantations de mûriers. Hélas, une maladie, la pébrine, atteint le ver à soie. C’est Pasteur qui trouva le remède en 1867 après deux de recherches en séparant les oeufs susceptibles de porter la maladie. Mais Alès ne retrouvera pas sa renommée dans l’industrie de la soie. L’arrivée de la soie synthétique mit une terme à toutes les espérances de renaissance.

Alès a eu un passé tourné vers la soie dont il reste peu de traces aujourd’hui, Par contre, son passé minier est encore présent.

Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, Alès se dote d’un centre industriel important grâce à l’exploitation des mines.

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